C’est moi qui éteins les lumières, Zoyâ Pirzât

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Le groupe de lecture dont je suis membre a retenu ce livre pour le mois de septembre. Je n’en avais pas entendu parler avant. Ce livre a eu un immense succès en Iran. Il est publié en France par une petite société d’édition. Vous ne le trouverez sans doute pas dans les rayons des librairies, il faudra le commander pour le découvrir. Et je vous conseille grandement de le commander.

Tout d’abord, je trouve la couverture du livre très jolie. J’ai eu du plaisir à la voir à chaque fois que je prenais le livre pour le lire.

L’intrigue se passe dans la communauté arménienne d’Iran. Clarisse est :

  • la femme d’un ingénieur un peu bougon,
  • la mère de trois enfants pétillants,
  • la soeur d’Alice très haute en couleur,
  • la fille d’une mère hyperprésente,
  • une voisine dévouée,

Elle s’intéresse à toutes les personnes qu’elle est amenée à rencontrer : le chauffeur de bus, les jardiniers et les plombiers de la Compagnie pétrolière … C’est une femme attentionnée … dévouée aux autres, au point de s’oublier …

Mais, personne ne se préoccupe beaucoup de Clarisse.

Et pourtant, Clarisse est aussi une tête pensante. Elle pense même beaucoup …

La vie encadrée et prévisible qu’elle s’est évertuée à construire va être perturbée par l’aménagement d’un nouveau voisin.

L’écriture est belle. Ce livre se lit avec une très grande fluidité. Il n’est pas pour ceux qui cherchent un livre d’action.

Les mots sont justes. Ils nous font rire, nous questionner …

Ce livre va faire partie de la liste des mes livres préférés.

Il y a un peu de Madame Bovary, de L’Élégance du hérisson

Je pense que la raison pour laquelle j’adore certains livres tient dans le fait qu’ils font écho en moi. Il me semble que si une personne voulait me connaître profondément, il lui suffirait de lire mes livres préférés. A certains passages de ce livre, j’avais l’impression que l’auteur exprimait des sentiments qu’il m’était arrivé de ressentir.

Ce livre est donc un coup de cœur, une petite pépite que je ne peux que vous conseiller de découvrir.

Bonne lecture et bon week-end.

Citations (J’en ai retenu beaucoup car ce livre est une perle pour moi) :

« Jusque-là qui s’était occupé de moi exclusivement? Et moi, à trente-huit ans, m’étais-je vraiment occupée de moi-même? »

« Tu es différente des autres femmes. Tu fais attention à certaines choses que la plupart ignorent. Tu accordes de l’importance à ce que les autres négligent. En cela, tu me ressembles, du moins quand j’étais jeune. »

« A travers mes larmes, je vis qu’il était déjà neuf heures passées. Je n’avais aucune envie de sortir pour aller voir Madame Nurollahi, je n’avais envie de voir personne. J’avais envie de redevenir une enfant, de passer la main autour du cou de mon père pour pleurer tout mon saoul. »

« Bref, on doit prendre soin de tout ce qu’on possède. »

« Il manquait une assiette pour moi. Quand je mettais le couvert, je m’oubliais régulièrement. »

« Je n’avais pas échangé un mot avec Artrush depuis ce jour-là. En revanche, j’était en perpétuel conflit avec moi-même pour savoir si j’avais tort ou non. »

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